• Jazz : Bud Powell

    Un des grands pianistes de l'histoire du jazz, mais votre humble serviteur va faire son rabat-joie : Avec Powell, on en prend et on en laisse. Ce qui est à prendre est ce superbe microsillon, où il n'y a rien à jeter. La référence à Paris allait de soi, puisque le musicien vivait dans cette ville depuis 1959. Il est décédé en 1966.

    Bud Powell, Jor-Du, 1964, Bud Powell In Paris


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  • Pop : Millie Small

    Une chanteuse adolescente identifiée à un seul succès, alors qu'en réalité, il y en a eu un second, mondialement, et plusieurs en Angleterre. Ce n'est pas ironique : Millie Small était son vrai nom (Précisément Millicent Small), car lorsqu'on a une voix de petite souris et qu'on s'appelle Small, hein... Elle est née en Jamaique, enregistre une première fois dans son pays en 1963, est remarquée par le jeune producteur anglais Chris Blackwell, qui lui fait enregistrer une obscure chanson de R & B par une certaine Barbie Gaye (1956) : My Boy Lollipop.

    Immense succès international ! Au-delà de ce fait, c'est une chanson excessivement accrocheuse : il vous suffit de trois secondes pour l'aimer et la chanter. Deuxième point important : c'est le premier succès occidental de ska, qui deviendra le reggae, un peu plus tard. En Angleterre, on parlait plutôt de musique Blue Beat, mais c'est bel et bien du ska. Dernier point : premier succès pour Chris Blackwell et pour sa compagnie de disques Island, qui deviendra très importante, par la suite (Cat Stevens, Jethro Tull, Bob Marley, Marianne Faithfull, tant d'autres !)

    Millie Small, My Boy Lollipop (1964)


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  • Blues : Eddie Boyd

    La liste des Noirs ayant fui leur pays à cause du racisme et des injustices sociales est longue. De mémoire vivre : Mickey Baker, Memphis Slim, Nina Simone, Willie Mabon, etc. Leur destination : l'Europe. Eddie Boyd, créateur du classique Third Degree, était un de ceux-là, installé dans un pays scandinave. Cependant, pour un disque de blues, il était préférable de choisir l'Angleterre. Quand les jeunes Blancs ont vu descendre Boyd, ils n'ont pas hésité à lever la main pour devenir volontaires et enregistrer en sa compagnie. La pochette nous indique la nature de ces musiciens : rien de moins que John Mayall avec ses Bluesbreakers ! Cependant, ces jeunes vedettes se font discrètes, laissant l'honneur à Boyd et à son piano.

    Eddie Boyd, Ain't Doin' Too Bad, 1967, Eddie Boyd And His Blues Band


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  • Soul : Bettye Lavette

    Pour les années 1960, un second cas, avec James Carr, d'une artiste qui était "Trop noire même pour les Noirs." Débordements émotifs, sens de "l'écorché vif", disques nettement trop excessifs pour un succès radiophonique. Adolescente, elle débute en 1962 et sa carrière sera une suite d'errances et d'essais ratés, tout au long des années 60. Ajoutons aussi la décennie suivante. En réalité, pour Bettye Lavette, la vie sur disque ne commencera qu'à soixante ans, avec le même chant ressenti, mais qui passera alors mieux la rampe, d'autant plus que sa voix, plus éraillée, avait un peu changé. Tout de même, les disques des années 1960 de la femme sont une expérience à entendre.

    Bettye Lavette, Close To You (1969)

    Pour une Bettye Lavette plus contemporaine, cliquez sur ce lien :

    http://marionoir.eklablog.com/soul-bettye-lavette-a57268431


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  • Soul : Sugar Pie DeSanto

    Une menue et dynamique chanteuse au succès discret, même auprès de la communauté noire. Sugar Pie DeSanto avait une approche voisine de celle de sa cousine Etta James : solide R & B avec chant soul, une bonne dose de blues. Ajoutons qu'elle était jolie et voici le secret de cette beauté : sa mère était noire et son père des Phillipines.

    Sugar Pie DeSanto, Soulfull Dress (1964) 


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